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Athaly contribue à la sauvegarde de la motrice crémaillère MC3

Christian Aragnetti, conducteur sur le métro C et modéliste ferroviaire reconnu, a réussi à convaincre « La Citée du Train », le musée national du chemin de fer à Mulhouse, de conserver une des anciennes motrices à crémaillère de la ligne C du métro montant à la Croix-Rousse.

Les motrices MC ont pris la relève, en 1974 de l’ancien funiculaire Croix-Paquet – Croix-Rousse (1891-1972). Elles ont été fabriquées par SLM Winterthur (Suisse), société spécialisée dans la construction de matériel roulant ferroviaire à crémaillère. Elles furent parmi les premières automotrices équipées du réglage électronique du courant de traction par thyristors. Initialement deux (MC1 et MC2), ces motrices ont permis d’assurer la desserte de la ligne transformée. Le 2 mai 1978, lors de la mise en service du réseau de métro de Lyon, elle est prolongée à la station Hôtel-de-Ville-Louis-Pradel pour donner la correspondance à la ligne A. La ligne est alors rebaptisée ligne C du métro. À cette occasion, une troisième automotrice, la MC3, est livrée par le même constructeur pour renforcer le parc de matériel roulant. Cependant, la ligne C est aussi prolongée au-delà de la Croix-Rousse vers Cuire le 10 décembre 1984. Ce prolongement impose un augmentation importante de la capacité de transport. Après études, il est décidé par le syndicat des TCRL, propriétaire de la ligne, de changer l’intégralité du matériel roulant. La livraison des cinq rames du nouveau matériel roulant, le MCL80, rend quasiment inutile les motrices MC qui ne circulent plus qu’en appoint. Celles-ci sont donc définitivement arrêtées à l’été 1988 et envoyées aux ateliers du métro de la Poudrette à Vaulx-en-Velin. Malgré les tentatives de revente de ce matériel alors récent, le SyTRAL (nouveau nom du syndicat des TCRL) ne trouve aucun acheteur.

En 2000, finalement, la motrice MC1 est rachetée par le centre d’essai ferroviaire de Valenciennes pour servir de véhicule de test. En 2006, les deux motrices restantes sont envoyées au dépôt du tramway de Meyzieu nouvellement mis en service et stockées sous bâches. Finalement, en 2015, alors que la question de la destruction de ces motrices était désormais posée, la Cité du Train, sollicitée par Christian Aragnetti, a fait part de son intérêt pour la MC3 afin d’illustrer les transports ferroviaires urbains. toutefois après les presque 30 ans de stockage l’aménagement intérieur qui avait fait l’objet de prélèvements divers (sièges, barres de maintien…) avait besoin d’une remise en état.

L’association ATHALY s’est proposée pour cette remise en état de présentation de la motrice MC3. Les bénévoles d’ATHALY ont travaillé avec Christian Aragnetti une centaine d’heures environ pour rendre à la MC3 son aspect intérieur et extérieur, des années 80.

La MC3 est partie le 8 février 2016 par convoi routier exceptionnel pour son nouveau destin de pièce de musée.

La motrice MC3 à Meyzieu

La motrice MC3 à Meyzieu, le 6 février 2016, prête pour son départ (Document ATHALY)